Frédéric Houriet
Le père de la chronométrie suisse
  • Texte de Jean-Claude Sabrier
  • Introduction de Jean-Pierre Jelmini
  • Préface de Bernard Soguel
  • Mise en page de Marlyse Schmid
  • Images de Bernard Muller
  • ISBN 13 : 978-2-940239-08-5
  • Prix: Fr. 175.- (+frais de port et d'emballage)
  • 2006
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Universellement considéré comme le père de la chronométrie suisse, Jacques Frédéric Houriet compte, avec les Jaquet Droz parmi les plus éminents horlogers suisses de tous les temps.
Contrairement à Pierre et Henry-Louis Jaquet Droz, qui sont partis de La Chaux-de-Fonds à la conquête du monde et ont terminé leur carrière en fondant la première manufacture genevoise digne de ce nom, Frédéric Houriet a choisi une démarche opposée.
Parti du Locle à l’âge de 16 ans avec son grand frère, un graveur de renom, Houriet en 1759 s’est rendu à Paris, alors considéré comme la capitale mondiale des arts et des sciences. Pendant neuf années il a travaillé, su se faire apprécier et s’est lié d’amitié, avec tous les plus éminents horlogers de son époque : Pierre Le Roy, chronométrier de génie et fils du célèbre Julien Le Roy, Ferdinand Berthoud et son brillant neveu Louis Berthoud, mais encore, Antide Janvier, Louis Recordon, Jean Romilly et surtout Abraham Louis Breguet, avec lequel il a collaboré tout au long de sa carrière.
De retour au Locle en 1768, il participe activement aux affaires de son frère et de ses deux sœurs, qui y sont déjà établis et s’associe à David Courvoisier pour fonder l’établissement Courvoisier & Houriet qui prend alors la succession de Courvoisier & Fils. En 1771 il épouse Henriette, la sœur de son associé et avec l’appui de toute la famille, il se trouve à l’âge de 27 ans, à la tête de l’établissement d’horlogerie le plus important du Locle, où il bénéficie d’un réseau commercial parfaitement organisé. Cette association avec d’autres membres de sa propre famille comme de celle de son épouse, lui permet de livrer au commerce près de dix mille montres par ans. Houriet mène la vie d’un véritable homme d’affaire, il adapte sa production aux goûts d’une clientèle véritablement internationale, produisant des montres dans tous les styles et de tous les prix. Il produit pour Robert Roskell de Liverpool, des montres en tout point semblables à celles construites dans cet important centre de production de Grande-Bretagne, y compris en ce qui concerne l’échappement qui est à ancre à râteau (rack lever escapement), ce qui ne l’empêche pas de construire aussi des montres tout à fait exceptionnelles pour le compte des plus éminents horlogers de son temps. C’est ainsi qu’il a réalisé des montres à équation du temps pour Pierre Le Roy, Ferdinand Berthoud et Jean Romilly.
Au début du XIXe siècle, Houriet n’est pas épargné par la crise sévère qui frappe de plein fouet l’économie de la région de Neuchâtel. Les campagnes napoléoniennes, et surtout le Blocus Continental, mettent un point final aux exportations massives de montres vers les autres pays d’Europe, l’Angleterre en particulier. Au bord de la faillite, Houriet décide alors de se consacrer entièrement à l’horlogerie de précision et de développer au Locle, la production de chronomètres de marine dans une nouvelle manufacture, qu’il fonde en 1804 avec Jules, son fils cadet. Tout au long de cette période, Houriet privé d’un véritable circuit commercial, poursuit ses activités, mais sa production est considérablement réduite. Il ne travaille plus désormais que pour le compte des quelques horlogers avec lesquels il s’était lié d’amitié, de Breguet en particulier. La plupart de ces montres n’étaient donc pas signées ou revêtues d’une autre signature que la sienne.
En 1818, à l’âge de 75 ans, Frédéric Houriet se retire définitivement l’établissement familial pour travailler seul à la production de chronomètres de poche et de pièces exceptionnelles. Il se livre alors à un grand nombre d’expériences sur la compensation des effets de la température et l’isochronisme des oscillations des balanciers. Il invente à cet effet le spiral sphérique, et pour combattre l’influence du magnétisme sur la marche des chronomètres, il a l’idée de réaliser ce ressort en or écroui.
Sur le plan social, Houriet est désormais un notable, une véritable personnalité, dont la réputation dépasse largement les limites de sa région, il est membre de la Société des Arts de Genève, de la Société d’Emulation Patriotique, de Neuchâtel, il est membre associé de l’Académie des Sciences de Paris. Il reçoit chez lui d’éminentes personnalités et il est sollicité de donner son avis dans les domaines les plus divers.


Description de l’ouvrage

Auteur:
Jean-Claude Sabrier, Expert en montres techniques et chronomètres
Préface: Bernard Soguel, Conseiller d’Etat
Introduction: Jean-Pierre Jelmini
Langue: français et anglais en tirage à la suite
Format du livre: 240 x 300 mm
Contenu: environ 256 pages
Reproductions: environ 350 images, la plupart reproduites en couleurs;
la reproduction de presque toutes les illustrations sera faite directement d’après l’original pour assurer la meilleure qualité possible
Impression: tout le livre est imprimé en couleurs sur un papier couché blanc demi-mat, 150 gm
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Reliure: couture au fil sous couverture toilée sous jaquette en couleurs laminée
Chiffre de tirage : 2000 ex. dont 1000 ex. français et 1000 ex. anglais
Date de parution: automne 2006


La présentation officielle de ce livre a eu lieu le 4 octobre 2006 au Musée d'Horlogerie, Château des Monts, Le Locle, où une exposition temporaire à été consacrée à Jacques-Frédéric Houriet du 5 octobre au 31 décembre 2006.


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